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Des nombres

Arithmologie

Commençons par indiquer que Platon faisait la différence entre les nombres scientifiques et les nombres idées. Que le nombre est avant tout un principe spirituel, une entité métaphysique pour les Grecs, les Hindous et les Taoïstes.

On oppose souvent la qualité d’un nombre qu’il exprime à la quantité qu’il représente. Quand est-il ?

Le chiffre qui a la représentation qu’il doit avoir n’est rien en lui-même. Il est un signe, une lettre d’un alphabet particulier qui possède ses règles structurelles propres. Tout se construit, tout se défait avec lui. Tout s’écrit.

Comment peut-on écrire avec des chiffres, des nombres et développer des concepts, une histoire ?

Symboles et nombres étroitement liés délivrent un message merveilleux. Il ne s’agit pas d’un monde imaginaire qui héberge des fées, gorgones ou autres licornes, il s’agit du monde véritable, celui de la Vie.

Les nombres ne servent pas qu’à compter. Pythagore disait déjà : « Tout est arrangé d’après les nombres .» Et saint Augustin a écrit que celui qui ne connaissait pas la symbolique des nombres était incapable de comprendre beaucoup de passages de l’Ecriture.

« Dans les littératures ésotériques, on se sert des chiffres pour en faire une lecture magique, prévient le P. François Brossier, exégète, professeur honoraire de l’Institut catholique de Paris. Dans la Bible, ils ont d’abord pour fonction de donner du sens. Il faut absolument se demander quelles ont été les intentions des auteurs lorsqu’ils les ont employés. »

L'une des origines de la numérologie serait la gématrie, technique herméneutique traditionnelle de l'Inde ancienne et bien plus tardivement dans la Kabbale. Une autre serait l'arithmancie pythagoricienne.

Gematria classique

Une valeur numérique est attribuée à chaque lettre de l'alphabet, selon l'ordre alphabétique de l'alphabet hébreu. On fait correspondre à chaque mot, la somme de ces valeurs. 1-2-3-4-5-6-7-8-9 --- 10-20-30-40-50-60-70-80-90 ---100-200-300-400

Martinez de Pasqually , le théurge affirme « Tout nombre était coéternel avec le Créateur et c’était par ces différents nombres que le Créateur formait toute figure , toutes ses conventions avec sa créature. » Le nombre est donc un instrument divin. Il évoque les principes d’organisation cosmique et les fonctions qui révèlent la puissance créatrice.

Louis Claude de Saint Martin souligne « que les nombres ne sont que la traduction abrégée ou le langage concis des vérités et des lois dont le texte et le idées sont en Dieu, dans l’homme et la nature. »

J.B Willermoz a écrit « Tout a été fait par nombre, poids et mesure. Le nombre est la base et le principe constitutif des corps, le poids est le mélange ou l’amalgame des éléments, la mesure détermine la forme , l’étendu et les dimensions des corps. »

Livre Sagesse «20 D’ailleurs, il aurait suffi d’un souffle pour qu’ils soient renversés, chassés par la Justice, dispersés en tous sens par le souffle de ta puissance. Mais toi, Seigneur, tu as tout réglé avec mesure, nombre et poids. »

De quoi nous parle-t-on ? Essentiellement du zéro et du 1.

« Ce travail va vous paraître étrange et quelque peu irréel. Cependant n’oublions pas notre foi et n’en déplaise aux rationalistes, une science privée de spiritualité ne sera jamais exacte. Elle ne sera que réductrice, loin de la vérité, une nouvelle tour de confusion.

Ce que nous observons n’est que l’apparence, l’expression, l’aspect ou les aspects d’autre chose, d’une essence qui est à la fois existence d’un être non être. Et je vous le dis très sérieusement, 0 n’est pas forcément égal à 0. Position, valeur de position, rapport, il englobe toutes les possibilités de positions, de ses valeurs, de ses rapports. Il les possède toutes. Il représente l’unique, construit le tout, unique à l’identique, se dédouble, devient présent, n’évolue dans aucun espace, aucun temps. Le 1 est à son service, le concrétise.

Einstein disait : « Dieu ne joue pas aux dés ».  En fait toutes les possibilités du dé sortent. Nous n’en percevons qu’une, déterminée par notre position qui marque une valeur compatible avec toutes les autres qui découlent de cette position. » S.I

Capture38332

Mesure : mise en place des 1.

Nombre composé de bits pour résultat décimal ; expression binaire décimal

Poids : valeur du bit- valeur décimale de l’expression binaire

Il faut mesurer les poids pour obtenir le résultat : le nombre.

Dans la Bible, on développe les notions de fréquence, de qualité de signal ou de musique (harmonie et résonnance). Les cordes vibratoires ne sont pas si lointaines.

Les particules élémentaires n’apparaitraient plus comme des points mais comme des cordes qui vibrent dans un espace-temps dont le nombre de dimension est supérieur à 4.En général la théorie des cordes considère dix dimensions : 4 qui représentent le monde dans lequel on est, et 6 qui sont tellement petites et repliées sur elles-mêmes, qu’elles sont imperceptibles

Notre univers ne serait-il donc que la projection d’un autre cosmos existant ? Ce que dit Genèse

6 jours Genèse = 6*8 = 48 db - 6 db qualité signal 1 bit- 48 db qualité signal 8 bits

En Genèse on nous indique que le monde est construit avec des 0 et des 1 sans préciser le type d’informations.

Un 4-moment, c'est une grandeur vectorielle à quatre dimensions. Les objets de masse nulle, tels que les photons, possèdent aussi un 4-moment ou impulsion, grandeur physique associée à la vitesse et à la masse d'un objet. (combine la quantité de mouvement classique et l'énergie)

« la position et la quantité de mouvement P d'une particule sont dites des observables (ou variables) complémentaires parce qu'il est impossible de mesurer les valeurs des deux quantités simultanément. En effet la position est un aspect corpusculaire, parce qu'elle serait localisée pour une particule ponctuelle classique. La quantité de mouvement par contre peut être considérée comme un aspect ondulatoire, parce qu'elle est reliée à la longueur d'onde de sorte qu'une onde monochromatique correspond à une valeur unique de P. »

Tout est rapport et proportion, me semble être un concept primordial transmis, comme par ailleurs celui de système de référence ou pierre angulaire. Deux ou plusieurs dimensions peuvent donc être liées entre elles par le biais du système de référence s’appuyant sur une structure de base de données déterminée, stockée d’une façon optimale et possédant de bonnes qualités de transmission. En d’autres termes, plus globalement, la géométrie de la forme s’appuie sur la science des Nombres pour se développer.

Un ordre sous-jacent existerait – il ?

Notre monde est donc construit en rapports et proportions. Un rapport est une qualité, non une quantité. Une multitude ou pas de rapports inter agissent entre eux pour créer en proportion dans l’harmonie d’une musique cosmique. Ne serions-nous pas aussi une tendance à exister figée dans une observation ?

Ainsi les vibrations, l’énergie et la matière sont liées entre eux. On peut connaitre en hertz les notes de base dans différentes octaves qui créent des triangles cymatiques :

27, 54, 108, 216 432, 864, 1728
9, 18, 36, 72, 144, 288, 576 ,1152
81,162,324,648,1296,2592,5184,

La cymatique étudie les formes engendrées par les sons ou étudie la manière dont les vibrations génèrent et influencent les dessins.

Il s’agit de géométrie fractale où tout ce qui est en haut et comme tout ce qui est en bas. (Une fractale est un objet mathématique qui a comme propriété principale d'être identique à lui - même quelle que soit l'échelle d'observation)

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Ne s’agirait-il que d’une dépendance d’échelle qu’un zoom peut nous faire escalader. Ne serait- ce qu’une même forme répétée n fois visibles en fonction du zoom en partie ou dans sa totalité, ce qui expliquerait qu’une partie est à la foi le tout. Les fractales à homothétie interne présentent en outre une propriété particulière : chacune de leur partie reproduit leur totalité.  Il s’agit de géométrie fractale qui élabore des constructions intermédiaires entre autres entre le point (0 dimension) et la droite(1dimension) ou la droite (1) et la surface (2) qui ne sont pas des nombres entiers en termes de dimension. Cette géométrie a modelé tous nos paysages. 

Que penser de cette géométrie fractale qui intervient dans le cadre de la théorie du chaos déterministe ou aléatoire, qui n’est cependant pas hasard. Créer et maîtriser la création sont deux processus différents.

Pour le R.E.R :

« LE CHANDELIER A TROIS BRANCHES AVEC SES TROIS LUMIERES SUR L'AUTEL REPRESENTE : Dieu puissance créatrice qui se manifeste à nous par la sagesse, la force et la beauté.

LES TROIS CHANDELIERS CENTRAUX A 3-6-9 LUMIERES SELON LE GRADE REPRESENTENT : La source primitive secondaire, c’est-à-dire les agents ternaires La source primitive secondaire, c’est-à-dire les agents ternaires mais aussi les trois principes fondamentaux voir les essences spiritueuses dans leur état d’inaction première c'est-à-dire à la fois d'origine spirituelle et de vocation matérielle.

LES TROIS CHANDELIERS DES 2 SURVEILLANTS ET DU SECRETAIRE qui terminent et montrent la manifestation de la création du monde par DIEU et chassent les ténèbres sur tous les équinoxes.

DIEU, puissance créatrice représentée par le Chandelier d'Orient ;

TROIS GRANDS CHANDELIERS, source primitive secondaire, c'est-à-dire agents ternaires, mais aussi les trois principes fondamentaux soit les essences spiritueuses, dans leur état d'inaction première ;

LUMIERES DES OFFICIERS ; les essences spiritueuses manifestées et associées pour former les éléments des Officiers.

Est-ce la lumière des éléments matériels ?

Le commencement, la durée et la fin des choses créées.

Et le 4 ? Il est le carré qui donne la forme, toutes les formes. Il est quadrature du cercle.

Le mouvement et l’énergie sont liés. On ne peut pas les détacher de la forme de leurs supports. Ce monde est rationnel par ce que Celui qui l’a construit est puissant, logique et rationnel.

La Pensée(Sagesse) est une, simple et indivisible comme l'esprit qui l'a produite ; elle est le principe de tout acte spirituel libre et, par-là, tient le premier rang entre les trois facultés spirituelles dont nous parlons. C'est pourquoi nous la comptons 1. Elle engendre la Volonté(Force), sans laquelle toute pensée serait nulle et ne produirait rien. Par son rang binaire elle vaut 2, et, en y joignant la pensée dont elle provient, nous la comptons 3, ce qui complète le premier terme spirituel. Mais la pensée et la volonté seraient nulles et ne produiraient aucun effet si elles n'étaient mises en acte. C'est cette faculté productrice de l'effet que nous nommons Action(Beauté). Cette action par son rang ternaire, vaut 3, et, en y ajoutant le ternaire précédent de la pensée et de la volonté dont elle procède, elle complète le nombre sénaire qui a opéré la création universelle.

Pensée – volonté – action – triple puissance

Pour St Martin : pensée =1 - volonté =2 - action = 3 soit 6 pour le total ou 6 de Genèse. Pour lui l’arithmétique est une approche vulgaire des nombres.

Il a une approche théosophique qui n’a aucune signification scientifique réelle.

Le Père – le Fils – le Saint Esprit – Triple essence

L’opération la 4ème puissance qui est divine : l’Esprit. »

Que dit la Tradition ?

« Les nombres établissent le rapport du Principe à la manifestation. » ou comme le pensait Pythagore : « Tout est ordonné par le Nombre. ». Louis Claude de Saint Martin ne disait – il pas : « Les nombres sont les enveloppes visibles des êtres. »

« Nous pouvons représenter le secret du dénaire de la manière suivante : 1 = 10 = 4. En effet, nous retrouvons la théorie des nombres triangulaires qui sont formés par l’addition des chiffres suivant leur ordre chronologique et dont le plus célèbre et qui nous occupe ici n’est autre que la tétraktys de Pythagore : 1 +2 + 3 + 4 = 10.= 1 La somme des 4 premiers chiffres nous donne 10 et donc 1 par réduction théosophique. Emanation : 1 +2 + 3 + 4 = 10 = 1 . Emancipation : 6 + 4 = 7 – 12 Création: 1 + 2 + 3 = 6 = 3+3 – 1 2 3 Mineur: 4 = 1 + 3 = 1 2 3 4 »

Pierre cubique ou la Création

La partie inférieure, ou d'occident, qui fait le tiers de la longueur totale du tapis,représente le porche du temple. Dans cette partie et à l'angle occidental du tableau du côté du nord, est peinte ou tracée la pierre brute, et à l'angle occidental du côté du midi est la pierre cubique; au milieu, entre les deux, mais sur une ligne plus élevée, est figurée la planche à tracer.

Ces trois symboles doivent former ensemble un triangle.

D. Quels sont les meubles immobiles ?

R. La Pierre Brute, la Pierre cubique, et la Planche à tracer

D. A qui sont-ils attribués ?

R. La Pierre brute est attribuée aux Apprentis pour la dégrossir, la Pierre cubique aux Compagnons pour aiguiser leurs outils, et la Planche à tracer aux Maîtres pour tracer leurs dessins

Dans la partie inférieure ou occident du Tapis ou Tableau d’Apprenti, le porche du Temple, nous trouvons :

Du côté nord : la pierre brute, au midi : la pierre cubique et entre les deux en position plus élevée la planche à tracer.

Un escalier à sept degrés en forme de portion de cercle numéroté 3 au 3ème degré, 5 au 5ème degré et 7 au 7ème degré nous fait monter à la porte d’occident du Temple fermée flanquée extérieurement de deux colonnes, celle du nord supportant la lettre J, 7ème degré à partir duquel commence le pavé mosaïque

La pierre brute se cisèle avec la lumière pour devenir cubique. Le ciseau est un rayon de Soleil activé par la foi, l’espérance et la charité. Le ciseau est un présent de la Grâce Divine

Jean - Apocalypse« 12:1 Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. 12:2 Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l'enfantement »

Enceinte, elle criait dans le travail de l’enfantement et mit au monde un enfant mâle, le premier né, le guide, l’élément passage entre notre origine et notre renaissance.

Où retrouvons –nous tous les autres enfants ?

Ils sont dans la pierre brute qui par la planche à tracer, parfois symbolisée par une balustrade, devient pierre cubique. Pourquoi ?

Prologue de Jean : « Les Enfants de Dieu ne sont engendrés ni du sang, ni de la chair, Ni encore moins de la volonté des Hommes. Les Enfants de Dieu sont issus de Dieu. »

Ce qui fait que nous ne sommes pas des nicolaïtes avec une soi- disant profondeur.

Ne peut-on pas dire que l’image de Dieu est l’âme, réceptacle de l’Esprit de Dieu en retour ? Peut-être à l’aller aussi ? L’Esprit voyage donc d’une image identique à une autre. L’Esprit ne serait-il pas une « structure » ?  Ces deux images n’en feraient telle pas qu’une en définitive même si des années lumières les séparent. Phrase 22 : « lorsque vous ferez le deux Un » Evangile de Thomas.

Le transfert quantique symbolise l’Arche d’Alliance et le phénomène d’intrication quantique, la fameuse pierre cubique des francs-maçons ou « qubit » (quantum bit ), fendue en deux mais qui n’en font qu’une, (un morceau par porte) les portes quantiques logiques, les deux portes ouvertes et une porte fermée pour Dieu pour signifier la transcendance, le but à atteindre et le fait que Dieu se trouve en dehors de Sa création,  qu’Il ne se contient pas lui - même.

Est entrée en jeux la qualité du signal ou fréquence radio émise parallèlement au transfert d’informations portées par les photons.

Planche à tracer ou ce qui relie

La partie inférieure, ou d'occident, qui fait le tiers de la longueur totale du tapis, ;représente le porche du temple. Dans cette partie et à l'angle occidental du tableau du côté du nord, est peinte ou tracée la pierre brute, et à l'angle occidental du côté du midi est la pierre cubique; au milieu, entre les deux, mais sur une ligne plus élevée, est figurée la planche à tracer.

Ces trois symboles doivent former ensemble un triangle.

D. Quels sont les meubles immobiles ?

R. La Pierre Brute, la Pierre cubique, et la Planche à tracer

D. A qui sont-ils attribués ?

R. La Pierre brute est attribuée aux Apprentis pour la dégrossir, la Pierre cubique aux Compagnons pour aiguiser leurs outils, et la Planche à tracer aux Maîtres pour tracer leurs dessins

L’écriture ou tracer sur la planche à tracer est pour moi l’écriture de la lumière. Son rôle est de découvrir, éveiller son enfant qui est en nous. Qui le découvre réellement ? La pierre brute se cisèle avec la lumière pour devenir cubique. Le ciseau est un rayon de Soleil activé par la foi, l’espérance et la charité. Le ciseau est un présent de la Grâce Divine. La planche à tracer nous invite à apprendre à recevoir la lumière. Le premier pas pour s’en approcher n’est-il pas le silence mental, le désert.

Bible

D. Pourquoi n'y comprenez-vous pas la Bible ?

R. La Bible n'est pas un emblème, mais elle nous enseigne la loi qui était conservée dans le sanctuaire du Temple et que tout Franc -Maçon doit méditer

L’emblème est un idéogramme (Signe graphique qui représente le sens d'un mot (concret ou abstrait) et non les sons qui le composent., une couleur, une forme, un animal ou autre signe conventionnel de valeur symbolique, destiné à représenter une idée, un être physique ou moral.

D. Que signifie l'épée du Vénérable Maître qui était posée sur la Bible ?

R. Elle est le symbole du pouvoir qui est confié au Vénérable Maître, lequel, étant fondé sur la loi, sert de base aux travaux des Frères

La Bible est l’autorité par laquelle le Vénérable Maitre peut diriger la loge.

Sur l'autel on place un chandelier d'or à trois branches (Avant l'ouverture des

travaux, ce chandelier doit en fait être placé dans la pièce où le Vénérable et les dignitaires s'habillent (Cf. p. 20), la Bible ouverte au premier chapitre de Saint Jean, un compas et une équerre entrelacés, une truelle, un maillet, et le rituel du grade; aux jours de réception on y ajoute le tablier et les gants d'homme et de femme destinés au candidat.

Il lui présentera la Bible, en l'invitant à l'étudier avec soin, afin de se pénétrer de la

doctrine et des vérités sublimes qu'elle offre aux hommes pour les fortifier dans cette vie temporelle.

La Bible nous parle de l’incarnation du Verbe en chacun de nous.

La Bible est source de connaissance.

Mes Frères, puisque les profanes sont écartés, que la loge est bien couverte, que les avenues sont gardées et que tout est en ordre, entrons dans les voies qui nous sont ouvertes pour perfectionner nos travaux et que la lumière la plus pure nous aide à les vérifier.

En prononçant ce dernier mot, le Vénérable Maître pose son épée sur la Bible ouverte au premier chapitre de l’Evangile de Saint Jean, prend une bougie du chandelier à trois branches, avec laquelle il va par le midi allumer lui-même en silence les trois flambeaux maçonniques qui sont autour du tapis, et il revient à sa place par le nord ; ce qui forme le tour entier de la loge.

Il est donc temps de se mettre au travail. Célébrons cet heureux moment, mes chers Frères, par les applaudissements maçonniques.

Le Vénérable Maître pose son épée nue en travers sur la Bible ouverte au premier chapitre de Saint-Jean, et tous les Frères en même temps remettent leur épée dans le fourreau.

La Bible parle de la lumière créative, de la Sainte Trinité.

Frères Surveillants, mettez donc le souffrant dans l'état où il doit être, qu'il ait le genou droit posé nu sur l'équerre au bas de l'autel, et que sa main droite soit sur la Bible et l'épée.

L'épée nue du Vénérable Maître repose en travers sur la Bible ouverte au premier chapitre de l'Evangile de Saint Jean, l'une et l'autre étant sur l'autel. Le candidat, ayant été placé par les Surveillants selon l'ordre du Vénérable Maître, la jambe gauche relevée en équerre sur la seconde marche de l'autel, le Vénérable Maître lui dit:

Monsieur, le livre sur lequel votre main droite repose est une Bible, ouverte au premier chapitre de l'Evangile de Saint Jean. C'est sur ce livre saint que vous allez prêter votre engagement.

Croyez-vous que votre main soit sur l'Evangile de Saint Jean ?

La Bible valide l’engagement, le rend régulier.

Mes Frères lorsque pour perfectionner votre travail, vous chercherez la lumière qui vous est nécessaire, souvenez-vous qu'elle se tient à l'orient et que c'est là seulement que vous pouvez la trouver. (Il est de tradition que le Vénérable Maître prononce ces derniers mots la main posée sur la Bible qu'il vient de fermer.)

Le Vénérable Maître ferme la Bible qui est sur l'autel, ensuite il dit:

Toujours le rappel que la Bible , le livre de la Parole, nous parle de la lumière.

La Bible est l’ultime source. Elle finalise pour moi la transmission. Peut-on établir un sens de progression ? J’en propose un : du soleil à la lune, transmigrent nues en provenance de la porte fermée à l’orient, absente du tapis car dans une autre dimension, les Prémices des créatures de Dieu comme les appelle Jacques qui se dirigent vers les pierres brutes puis cubique qui se trouvent sous l’action de la planche à tracer. Cette pierre brute n’est- elle pas uniquement cubique ? Mais alors que fait-on ?Ne devons-nous pas travailler sur nous – mêmes, nous qui provenons du passage du soleil à la lune par les 7 marches « 1:26 Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance »,  pour accéder à cette pierre que seul Dieu peut façonner dans le temple intérieur. Sous quelle forme alors allons- nous emprunter l’escalier qui mène au pavé mosaïque et de là à l’Arche d’Alliance qui par l’étoile assurera la réintégration ?

Parallèlement le Maître de Loge et les deux Surveillants doivent nous apprendre à marcher à l’équerre de la vérité dans le but d’accéder à un état singulier qui nous permettra de nous associer au premier mouvement, d’en faire partie, de connaître la vie éternelle. L’Etre que seul Dieu habille, naît en Genèse, se transforme dans le Temple Intérieur et de là accède par la pierre cubique à Jérusalem céleste pour passer la Porte qui l’emmènera ailleurs. Cet Etre a dû transmigrer et nous nous sommes associés en communion, en fusion à cette Ame comme réceptacle pour devenir, valider ensemble cette conscience spirituelle ou Esprit. La créature humaine doit être dégagée de la domination de la chair pour permettre l’accès à l’âme, élément essentiel d’une chose comme celle du violon ( petit cylindre de bois placé entre le fond et la table qu’il soutient)  et à la voie de la conscience de l’Esprit. J’aime bien ce voyage.

Je le trouve beau. Mais ce n’est que mon opinion. Elle est ma foi, ma confiance. Je mets ma vie dans les mains de Dieu.

La vraie tendance du Régime Rectifié est et doit rester une ardente aspiration à l’établissement de la cité des hommes spiritualistes, pratiquant la morale du Christianisme primitif, dégagée de tout dogmatisme et de toute liaison avec une Eglise quelle qu’elle soit "...

Bien évidemment, cette rédaction était de la main de Willermoz ,

Parlons-nous d’immanence ou de transcendance, d’immanence de la substance et de la transcendance de l’esprit ?

Le principe ou substance est- il déjà présent en soi même ou est-il une cause supérieure et extérieure au-delà du perceptible et de l’entendement, d’une autre nature ?

Il semblerait que le christianisme du rite écossais rectifié soit un christianisme qui allie l’immanence de la substance à la transcendance de l’Esprit. De ce fait ce christianisme doit impérativement s’appuyer sur la Sainte Trinité pour la substance (triple essence- triple puissance – quatrième puissance ou opération) et sur l’incarnation pour la double nature (corps et esprit). L’opération donne comme résultat ce qu’appelle le R.E.R la réconciliation ou symbiose par un mouvement inversé de l’incarnation entre la personne terrestre déjà porteuse de la substance ou du principe et le processus actif de déification issue de la Sainte Trinité.

Les fondements du R.E.R :

Pensée – volonté – action – triple puissance

Le Père – le Fils – le Saint Esprit – Triple essence

L’opération la 4ème puissance qui est divine (l’être spirituel émané de Dieu de la triple essence) pour que la personne humaine participe à la triple essence qui devient quatriple et qui s’appelle réconciliation.

J’appelle cela un délire cannibale prévaricateur blasphématoire contre l’Esprit.

Dans ce cas on peut dire connais-toi, toi- même. Vas à la rencontre de ton principe de substantialité issu de toi- même et par l’esprit qui vient d’ailleurs tu seras transformé et tu réintégreras. Travaille toi- même la pierre, pierre qui je rappelle est le Temple de Dieu, que tu es en utilisant la lumière qui vient de l’Au-delà et « lorsque la vie extérieure sera devenue semblable à la vie intérieure, alors il n’y aura qu’une seule naissance ». Ainsi le régime rectifié doit se consacrer « à la révélation de la Révélation. »

En fait il n’y a rien de chrétien puisque notre Seigneur Jésus Christ et son enseignement sont totalement absents de cette doctrine digne des Nicolaïtes, doctrine, qui malgré l’intention des auteurs peut être à nouveau christianisée dans son interprétation.

Commentaires d’un de ses exégètes.

« C'est donc au moment de son consentement celui de Marie que l'homme-Dieu est formé corporellement dans le sein virginal de Marie, de sa pure substance, de ce vrai et pur limon quint-essentiel de la terre vierge de sa mère. Il y est formé et composé, comme tous les autres hommes qui viennent pour un temps sur la Terre, d'une triple substance, c'est-à-dire d'une âme pure, intelligente et immortelle, d'une âme passive ou vie passagère, et d'un corps de matière, mais d'une matière pure et non souillée qui ne provient point, comme chez tous les autres hommes, de la concupiscence des sens, mais uniquement de l'opération du Saint-Esprit, sans le concours d'aucun homme, ni d'aucun agent physique de la matière.

Il naît ainsi homme pur et parfait. Cet état d'incorruptibilité et de pureté fait de lui un réceptacle divin potentiel. Par l'origine et la nature particulière de leur composition, Willermoz établit de fait l'analogie entre le corps de Jésus et le Temple de Salomon. Dans les Leçons de Lyon aux Élus Coën, interprétant le verset du Livre des Rois relatif à la construction du Temple, l'auteur écrit que ce dernier était corporel, puisqu'il était construit avec des pierres et autres matériaux convenables pour lui donner forme, mais ces pierres étaient d'une nature différente des autres. On notera, également, le double caractère universaliste et messianique juif de la naissance de Jésus, puisqu'il présente celle-ci, à la fois comme filiation Adamique et comme filiation Abrahamique et Davidique. »

Que dire ?

De la double nature divine et humaine

« L’Homme-Dieu «Traité des deux natures divine et humaine réunies indivisiblement pour l'éternité et ne formant pour l'éternité qu'un seul et même être dans la personne de Jésus-Christ, Dieu et Homme, Rédempteur des hommes, Souverain Juge des vivants et des morts, accompagné de réflexions sur la conduite de Pilate et d'une méditation sur le grand mystère de la Croix. » J.B Willermoz

Il s’agit d’un dogmatisme humain sans fondement.

Ne peuvent s’unir que des éléments de même nature. Qui peut dire ce qu’est la nature humaine et encore moins ce qu’est la nature divine ? Le divin ne s’associe pas avec l’âme immortelle qui serait soi-disant déjà présente dans le terrestre.

L’âme est l’Etre en devenir, l’image donnée, l’identité nouvelle, le nom nouveau ou la conscience spirituelle acquise selon la volonté de Celui qui est.

L’être ne correspond pas à l’union du terrestre et du céleste.

Comme « fils de Dieu » et Envoyé Suprême de Celui qui est, il s’est incarné par Marie dans un fils d’homme pour devenir le fils de l’homme et accomplir le mystère de Dieu.

Que constatons-nous ?

Nous sommes devant deux impossibilités biologiques de procréation. Pour Jésus, Joseph n’a pas connu Marie: absence de géniteur et pour Abraham et Saraï : infécondité.

Nous comprenons que ces naissances ne se font pas dans la matérialité. Elles sont de la nature de l’Esprit, elles lui sont consubstantielles. Elles seront transférées dans la chair des hommes. N’est-il pas là le baptême d’eau ? Offrande du corps à l’Esprit ?

Résurrection - Jésus ressuscite le 3ème jour.

Notre Seigneur Jésus Christ retourne auprès de Son Père porté par la lumière.

Le Racheté de la terre retourne auprès de Son Père comme image portée par sa fréquence.

Jésus est la lumière. (12Hz). La lumière porte son image.

Il est venu dans le monde porteur de son Nom divin, de son identité divine, de son Être divin.

Il vient directement du Royaume de Dieu qui ne connait pas la mort.

Il n’a nul besoin d’être créé à l’image, à la ressemblance, à l’image de Dieu puisqu’il est déjà engendré par Celui qui est.

Jésus est lumière. Son image est portée par la lumière.

Notre Seigneur et Maître Jésus Christ ne s’associe, ne s’unit en rien à l’unité biologique terrestre qui ne fait que porter sa divinité. Il en est de même pour toutes les émanations célestes transférées, endormies dans les formes de l’ego de l’unité biologique et éveillées par Celui qui est.

Que dire dans un premier temps ?

Jean « 3:13 Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. »

L’homme terrestre possède un moi, agrégat de plusieurs facettes ou états. L’homme céleste ne possède qu’un seul état pur esprit qui découle d’une élimination des autres états.

L’âme humaine correspond donc au psychisme de l’unité biologique autonome émotionnelle. Ce psychisme ou « langage machine » découle du fonctionnement de fichiers systèmes chimiques qui génèrent des applications. Nous sommes individuellement un algorithme qui résout des problèmes en puisant la réponse aléatoire dans un champ statistique de probabilités présentes adaptées. Des interactions existent. Ne serions-nous qu’une simple machine biologique ? Nous pouvons le dire.

L’âme humaine n’est pas immortelle. Elle dure le temps d’une mortalité. Elle est liée à l’homme. En fait, la civilisation grecque a pollué par ce concept l’enseignement juif et chrétien.

l Ephésiens 5- 14. « Réveille-toi, toi qui dors ; relève-toi d'entre les morts et le Christ t'illuminera »

La philosophie grecque a totalement pollué le judaïsme et le christianisme en faisant que l’homme céleste soit né du terrestre, soit un prolongement existentiel du terrestre et bien entendu selon la volonté des hommes. Le christianisme n’est pas une philosophie.

L’homme terrestre ne ressuscite pas.

L'Ecclésiaste (3- 19,22)

« Le sort des Hommes et le sort de la bête sont identiques : comme meurt l’un ainsi meurt l’autre …La supériorité de l’Homme sur la bête est nulle car tout est vanité.  Tout s’en va vers un même lieu : tout vient de la poussière, tout s’en retourne à la poussière. » 

L’âme céleste possède sa propre conscience, une mémoire indépendante et des pensées distinctes de l’intellect.

Evangile de Jean : « Les Enfants de Dieu ne sont engendrés ni du sang, ni de la chair, ni encore moins de la volonté des Hommes.

Les Enfants de Dieu sont issus de Dieu. »

Le sang « terrestre » est source de mort.

Le sang « céleste » est source de Vie.

La femme est l’épouse, l’eau d’en haut sur laquelle se meut l’esprit de Dieu. Pendant les « noces de cana » comme le dit Jean, Jésus changea l’eau en vin par l’action de la Parole de Dieu qui est également son sang rédempteur

« Il existe donc deux hommes, un du ciel et un de la terre. Les deux sont issus de la création. Et à un moment ils se rejoignent. Comment cela peut-il se faire ? Je dirai grand mystère de l’incarnation ou de la transmigration. Est-ce de la magie ? Certainement pas, c’est de la science.

La prise de conscience d’une présence spirituelle au plus profond de chacun de nous, représente pour Jésus comme j’ai l’audace de le comprendre, le réel accès à la Royauté divine. De cette réalité, à la fois existentielle et originelle, nous ne sommes séparés que par un état de conscience déficient. Ne se trouve-t-il pas là notre prochain ? Celui qui est vraiment proche de nous ? Caïn a tué Abel. » S.I

Qui prend conscience de sa présence au plus profond de nous si ce n’est l’Etre spirituel. Nous-mêmes dans notre vraie nature ?

« Ce que nous observons n’est que l’apparence, l’expression, l’aspect ou les aspects d’autre chose, d’une essence qui est à la fois existence d’un être non être. » S.I

« L’Eternel donne l’Etre puisqu‘ au commencement existait à la fois l’Etre – Non Etre. Pour ce faire Il nous donne l’intelligence, la Parole et l’image soit une identité. Il nous donne l’Etre en nous dégageant du non – être. » S.I

Dieu est le Père des Êtres et le Créateur des choses.

« Non nobis, Domine ! non Nobis tuo da gloriam »

(Non pas à nous, Seigneur !Non, pas à nous, mais à ton Nom donne la Gloire.)

La connaissance ne vaut que par son implication.

L’appelé doit apprendre à connaitre Celui qui est et Jésus.

Psaumes « 8:5 Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui?

Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui?

8:6 Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu,

Et tu l'as couronné de gloire et de magnificence.,»

 

Gloire à Son Nom !

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