Franc maçon chrétien
II -. Professe en tous lieux la divine Religion de Christ, et ne rougis jamais de lui appartenir. L'Evangile est la base de nos obligations; si tu n'y croyais pas, tu cesserais d'être Maçon.
je commencerai par une digression.
Pour le christianisme, la Tradition (avec une majuscule) est la révélation continue, par le Saint-Esprit de la Parole de Dieu à son Église. Le christianisme est une religion abrahamique fondée sur la vie et les enseignements de Jésus de Nazareth, le Messie d’Israël et qui se définit comme monothéiste.
Par « Tradition de l'Église catholique romaine », il faut entendre « tradition interprétative », c'est-à-dire le patrimoine commun aux catholiques constitué par le cumul des travaux des théologiens au cours des siècles.
Le judaïsme est une tradition définissant à la fois la culture religieuse et le mode de vie des Juifs, constitué des descendants des Israélites provenant de l'antique terre d'Israël et des quelques minorités les ayant rejoints par la conversion et s'étant mélangées à eux au fil de leur diaspora de deux millénaires. Selon ses textes fondateurs, en particulier le Tanakh , la foi des anciens Israélites et de leurs descendants, les Juifs, est basée sur une alliance contractée entre Dieu et Abraham, qui aurait ensuite été renouvelée entre Dieu et Moïse.
Cependant- cependant :
Les pharisiens puis les rabbins ont toujours affirmé l'existence d'une Torah orale transmise de génération en génération, de maître à élèves. Pour le judaïsme, il n'est pas possible d'appliquer les préceptes bibliques sans passer par l'interprétation que les Sages en ont faite.
Cette Torah orale prend son origine avec Moïse lui-même qui, après avoir reçu les tables de la Loi sur le mont Sinaï et en avoir réalisé plusieurs copies pour les dignitaires, la « transmet » à Josué, qui la transmet à son tour à ses successeurs spirituels et ainsi de suite jusqu’à la Grande Assemblée, ancêtre du Sanhédrin.
Il ne s’agit bien que d’une simple affirmation tortueuse sans véritable fondement. Un autre a bien enfourché un cheval. Les prophètes ont prophétisé, les apôtres ont porté la Parole, ce sont bien les seules transmissions qui sont d’origine divine.
La tradition primordiale ou mieux Première appelée aussi sophia perennis, est la connaissance universelle d'origine non-humaine d'où sont issues toutes les traditions spirituelles de l'humanité. La Tradition est d’origine divine, c’est une émanation de la sagesse divine, appelée aussi Eternelle Sagesse. Elle est ce qui relie l’homme au Divin. N’est véritablement traditionnel que ce qui explique un élément d’ordre supra- humain. C’est ce qui caractérise essentiellement la Tradition.
« Des Intelligences Supérieures ont dissimulé derrière une approche phénoménologique des cycles intangibles de la nature ou objective, des concepts scientifiques primordiaux. Ainsi, du fait même de ce procédé, l’interprétation de chaque époque restait toujours dans la signification première essentielle du message transmis.
Le jour, l’année, le mois n’ont pas systématiquement la signification temporelle humaine mais correspondent le plus souvent à des valeurs numériques qui leurs ont été attribuées.» S.I
Il en est de même pour les dimensions linéaires, surfaciques et volumiques qui n’ont pas automatiquement la signification mathématique déduite mais correspondent le plus souvent à des valeurs numériques qui leurs ont été attribuées.
La tradition ésotérique désigne – t- elle un ensemble de mouvements et de doctrines relevant d'un enseignement élitiste caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation » ? Toute organisation traditionnelle a son origine dans la Tradition, et celle-ci lui fournit les enseignements. Chaque organisation traditionnelle est un sentier, une voie, un chemin, une échelle qui permet aux membres d’accéder à la Tradition. La Tradition est transmise surtout par voie orale, malgré l’existence d’écrits traditionnels car la Tradition est enseignée par la langue des oiseaux (langue primordiale parlée au Paradis) que seuls les initiés sont susceptibles de comprendre. Cette langue s’identifie à la Tradition qui s’identifie elle-même au Verbe Divin.
Parlons- nous de la Gnose (du grec Gnôsis : connaissance) qui désigne un concept « philosophico – religieux » dans lequel le Salut de l'âme (ou sa libération du monde matériel) passe par une connaissance (expérience ou révélation) directe de la divinité, et donc par une connaissance de soi ? Peut-être que oui, car par gnose, on désigne des tendances universelles de la pensée qui trouvent un dénominateur commun dans la notion de connaissance. Par la même, la gnose ancienne est une voie pour atteindre le royaume céleste à travers une quête spirituelle dans laquelle « l'homme doit faire la lumière à la fois sur ses origines et sa destinée. »
L’homme terrestre en est- il capable de sa propre volonté ? Certainement pas. Pourtant cela lui a été dit depuis son origine. L’homme terrestre doit mourir pour que l’humanité en gloire puisse naitre, s’élever.
Nous prenons vraiment conscience d’un foisonnement. Eviter la dispersion et la confusion qui ne mènent nulle part. Restons fidèle à la Voie à suivre. Que cherchons-nous en définitive ? L’immortalité ? Non, nous cherchons la Vie Eternelle. Qu’est –ce que la Vie Eternelle ? C’est Dieu. Nous cherchons Son Amour. Etre dans Son attraction. Tout dépend de Lui.
Et en tant que chrétien : Galates : « 3:27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ ».
Le christianisme n’est pas une philosophie du bien-être. Il est venu corriger les errances des initiations antérieures.
N’est- elle pas là cette tradition première d’origine non humaine qui porte la connaissance universelle ?
« Dieu s’est révélé aux hommes. Ses prophètes ont prophétisé. Son Envoyé Suprême s’est incarné. Rien n’y fit ! Ils se sont détournés. Douteriez-vous de la puissance de Dieu ? Ce qui arrive doit arriver selon sa Volonté, les hommes n’y sont pour rien. Il a agi pour ses enfants qui sont issus de Lui, qui croient en Lui et en son Envoyé, son fils, son premier né. Leur foi est pure comme de l’or. Ils n’ont jamais douté de Dieu, ne l’ont jamais renié. Ils seront Ses serviteurs, Ses prêtres. Ils auront connu Son Amour, seule et unique connaissance réelle.» S.I
L’Ancien et le Nouveau Testament que mon Seigneur et Maitre Jésus Christ est venu accomplir, le dernier temple pour ceux qui sont en esprit sont des écrits inspirés essentiellement spirituels, l’historicité n’est qu’un décor qui s’appuie sur un temps élastique « Le royaume de Dieu n’est pas de ce monde. », Comme tout décor il est remplaçable ! Un autre scénario peut s’écrire.
Le Livre de la Parole n’est pas d’origine humaine. Il a été élaboré par des hommes inspirés par des Intelligences Supérieures. Maîtriser le futur, le planifier, c’est construire le présent, le dominer, intervenir ponctuellement pour l’orienter vers le but à atteindre, but déterminé en premier lieu : l’élévation. Ce message unique, malgré tout lisible et compréhensible à chaque époque transite du fin fond des âges pour nous parvenir et être compris dans sa révélation quel que soit la forme de son support. En ce sens l’ancien et le nouveau testament entrent dans la logique de cette transmission comme étant une mise à jour, une récapitulation, une synthèse, un acte délibéré. Effectivement, comment des scribes juifs du 6éme et 7éme siècle avant J.C ont pu décrire et interpréter des faits historiques éloignés d’eux de 1000 à 1500 ans en s’appuyant uniquement sur une transmission orale ? Seul un angélisme naïf valide cette approche. Il est évident qu’une partie des informations proviennent de mythes et de légendes, de rituels d’anciens cultes solaires d’Egypte, d’avant Ptolémée, de Sumer, de peuples maritimes ou d’autres sources totalement inconnues pour être mises délibérément sous une nouvelle formulation et présentation.
Colossiens 2-8 : « Prenez garde. Ne vous laissez pas séduire par la philosophie et ses trompeuses subtilités, qui s'inspirent des traditions humaines et des rudiments du monde, au lieu de s'appuyer sur le Christ.»
« C’est une sotte présomption d’aller dédaignant et condamnant pour faux ce qui ne vous semble pas vraisemblable » Montaigne
Pour les sociologues passer de l’écrit à l’oral marque le début de la chute d’une civilisation.
Le sens étymologique de tradition est : « Ce qui est donné par transfert. »
N’est-ce pas la Lumière de Genèse porteuse de la Parole de l’Eternel que Jésus, son Envoyé Suprême est venue nous apporter ? Jésus n’est-il pas la lumière du monde ? N’est-il pas l’alpha et l’oméga ?
Il n’est fait aucune allusion à la nature de ce qui est transmis. La tradition est un moyen de transport. On nous décrit le moyen qui va nous permettre d’acquérir des connaissances sans préciser lesquelles.
La Tradition s’applique à la révélation divine consignée dans le Livre de la Parole ou les Ecritures Saintes. Elle ne s’appuie pas sur des mythes et des légendes. L’histoire de l’Esprit qui n’est pas de notre dimension s’appuie sur des représentations humaines pour que nous puissions comprendre le message ou l’enseignement transmis.
Le judaïsme et le christianisme sont une seule Tradition. Elle est unique dans sa révélation. Elle n’est pas un « rameau détaché du tronc. » Jésus l’a accomplie et Lui seul la clora. La conservation littérale de l’Ecriture a été confiée au peuple hébreu, Israël, le peuple de Dieu en Esprit, le peuple élu, l'Eglise de Pierre devant maintenir vivant dans les évangiles le message du salut et d'amour porté par Jésus, fils de Dieu. L'ensemble forme alors la tradition première. L’Eglise de Jean, Jean que notre Seigneur aimait, quant à elle devrait la mettre à jour, la rendre intelligible en Esprit et vérité. Ne serait-ce pas notre époque ?
Convaincre ou persuader, croire ou ne pas croire, est-ce encore important ? N’est-ce pas trop tard puisque la foi a quitté le cœur des hommes ? La révélation est- elle semblable à la dernière cigarette du condamné ? Au dernier petit remontant ? Vous allez connaître ce à quoi vous n’avez jamais voulu croire.
Il n’existe aucun dieu bon ou dieu mauvais. Il n’existe que Celui qui est, Père des Etres et créateur des choses selon Sa Volonté. Il est présent de toute éternité. Avant Lui, c’est Lui ; après Lui, c’est Lui. « Il n‘y en aura pas d’autre. »
Sa création est bonne. L’Amour est son moteur. Les méchants et les violents s’excluent d’eux- mêmes.
Le christianisme, judaïcité transcendante, n’est pas une voie de mort comme l’écrivait Nietzsche qui lui est mort. Dans sa 1er Epître Pierre ne voit – il pas que la « Voie de l’Amour qui conduit au Royaume éternel de Dieu » va de la Foi à l’Amour. Le christianisme ne se résume-t-il seulement qu’à la Sainte Trinité et soi-disant à la double nature de Christ, dogme sans fondement ?
Toutefois humilité doit être gardée, l’arrogance bannie. Salomon ne l’indique –t-il pas dans son Cantique ? répétant comme un leitmotiv « Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, Avant qu'elle le veuille. » Ne jamais se prendre pour ce que l’on n’est pas, toujours se le rappeler. Le vent souffle selon son bon désir. Se mettre en condition, juste se mettre en condition et le travail à accomplir est immense. S’agit-il d’éros ? Ne soyons pas comme les scribes inféodés à la loi, en recherche de racines, les pieds trop dans la terre qui le pensent. Il s’agit juste d’un élan royal poétique, sans arrière-pensée. Où sont les Prêtres de Dieu ?
L’allégorie représente une idée abstraite par du concret, support comparatif. L’allégorie correspond également à un niveau de lecture de la Bible, niveaux que je rappelle : - le sens littéral - l’allusion par l’analogie- l’allégorie et- le sens secret des choses ou une forme de métaphysique.
De quel Ordre s’agit-il ? D’un Haut et Très Saint Ordre en Esprit Sublime qui n’est pas de notre dimension?
L’Ordre Spirituel s’appuie toujours sur la transmission de symboles dont les sens sont protégés par différents voiles qu’il nous est donné de lever. Il s’exprime ainsi dans la matérialité, son événementiel, ses cycles. Ce procédé est utilisé dans la Bible, le Livre de la Parole.
La recherche historique dans la Bible ne doit pas être puisque l’on nous enseigne uniquement la seule et véritable histoire : celle de l’Esprit de Celui qui est, de la Lumière qu’Il nous donne selon Sa volonté pour qu’Il nous fasse à son image selon Sa volonté.
Il semblerait que la seule préoccupation actuelle de l’humain soit de ramener dans la terre, sa dimension, tout ce qui le dépasse, tout ce qu’il est incapable d’entendre, tout ce qui n’est pas de lui dans un orgueil, une inintelligence et une arrogance jamais jusqu’ici atteinte. Il est même prêt à détruire tout ce qui fait son humanité, son essence pour pouvoir dire : « je me suis fait moi-même. Celui qui est n’y est pour rien. La loi, c’est que je fais. Je m’améliore par moi-même. Je vais, MOI, JE, créer ma propre immortalité, MON SOI. Je vais fabriquer mon propre simulacre.»
« Ils exterminent leurs sœurs, leurs frères, rongent la planète, le véritable Jardin qui pouvait tout donner. L’entretenir et le connaitre suffisaient pour le bonheur terrestre, sans excès, dans l’équilibre » S.I
L’humain se dirige tout droit vers une singularité technologique qui va le détruire.
Le christianisme n’est pas une philosophie et encore moins un livre de moral. Il ne parle pas de psychologie, ne relève pas de la psychiatrie, n’est pas un enseignement du bien-être.
D. Pourquoi n'y comprenez-vous pas la Bible ?
R. La Bible n'est pas un emblème, mais elle nous enseigne la loi qui était conservée dans le sanctuaire du Temple et que tout Franc -Maçon doit méditer
D. Que signifie l'épée du Vénérable Maître qui était posée sur la Bible ?
R. Elle est le symbole du pouvoir qui est confié au Vénérable Maître, lequel, étant fondé sur la loi, sert de base aux travaux des Frères
La Bible est l'autorité par laquelle le Vénérable Maitre peut diriger la loge.
La Bible parle de la lumière créative, de la Sainte Trinité.
La Bible parle-t-elle d’une double nature ? Dieu, nature divine, s’est fait homme pour s’associer en symbiose avec la nature humaine ? Je ne le pense pas.
Ne peuvent s’unir que des éléments de même nature. Qui peut dire ce qu’est la nature humaine et encore moins ce qu’est la nature divine ? Le divin ne s’associe pas avec l’âme immortelle qui serait soi-disant déjà présente dans le terrestre. Il s’agit là d’une pollution de l’enseignement de Christ effectuée par les Pères de l’Eglise qui se sont appuyés sur la philosophie grecque. Ils ont dévoyé le christianisme en mettant de la confusion dans le processus de l’élévation.
L’âme est l’Etre en devenir que nous portons, l’image donnée, l’identité nouvelle, le nom nouveau ou la conscience spirituelle acquise selon la volonté de Celui qui est.
L’être ne correspond pas à l’union du terrestre et du céleste.
Comme « fils de Dieu » et Envoyé Suprême de Celui qui est, il s’est incarné par Marie dans un fils d’homme, simple réceptacle de sa nature divine pour devenir le fils de l’homme et accomplir le mystère de Dieu.
Que constatons-nous ?
Nous sommes devant une impossibilités biologiques de procréation. Pour Jésus, Joseph n’a pas connu Marie: absence de géniteur. Il en est de même pour Abraham et Saraï : infécondité.
Nous comprenons que ces naissances ne se font pas dans la matérialité. Elles sont de la nature de l’Esprit, elles lui sont consubstantielles. Elles seront transférées dans la chair des hommes. N’est-il pas là le baptême d’eau ? Offrande du corps à l’Esprit ?
Par ailleurs, les premiers chrétiens du Mouvement de Jésus encadrés par Jacques le juste savaient que l’âme et son immortalité dépendaient de leur foi en la résurrection. L’âme leur était donnée. Elle était non humaine. Son immortalité était un don de Christ. Fruit de l’Arbre de Vie, fruit de la rédemption, elle ne provenait pas d’un processus immanent mais transcendant. La rédemption n’est-elle pas attraction ?
La Bible valide l'engagement, le rend régulier.
Toujours le rappel que la Bible , le livre de la Parole, nous parle de la lumière.
La Bible est l'ultime source. Elle finalise pour moi la transmission. Peut-on établir un sens de progression ? J'en propose un : du soleil à la lune, transmigrent nues en provenance de la porte fermée à l'orient, absente du tapis car dans une autre dimension, les Prémices des créatures de Dieu comme les appelle Jacques qui se dirigent vers les pierres brutes puis cubique qui se trouvent sous l'action de la planche à tracer. Cette pierre brute n'est- elle pas uniquement cubique ? Mais alors que fait-on ?Ne devons-nous pas travailler sur nous — mêmes, nous qui provenons du passage du soleil à la lune par les 7 marches « 1:26 Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance », pour accéder à cette pierre que seul Dieu peut façonner dans le temple intérieur. Sous quelle forme alors allons- nous emprunter l'escalier qui mène au pavé mosaïque et de là à l'Arche d'Alliance qui par l'étoile assurera la réintégration ?
Parallèlement le Maître de Loge et les deux Surveillants doivent nous apprendre à marcher à l'équerre de la vérité dans le but d'accéder à un état singulier qui nous permettra de nous associer au premier mouvement, d'en faire partie, de connaître la vie éternelle. L'Etre que seul Dieu habille, naît en Genèse, se transforme dans le Temple Intérieur et de là accède par la pierre cubique à Jérusalem céleste pour passer la Porte qui l'emmènera ailleurs. Cet Etre a dû transmigrer et nous nous sommes associés en communion, en fusion à cette Ame comme réceptacle pour devenir, valider ensemble cette conscience spirituelle ou Esprit. La créature humaine doit être dégagée de la domination de la chair pour permettre l'accès à l'âme.
Qu’elles sont mes obligations ?
Toute personne est appelée à la sincérité et à la véracité dans sa conduite et dans ses paroles. Chacun a l'obligation de chercher la vérité et d'y adhérer, ordonnant toute sa vie selon les exigences de la vérité. En Jésus Christ la vérité de Dieu s'est manifestée tout entière.
Nous devons à Dieu quatre choses, dont on s'acquitte dans la religion chrétienne : nous devons le connaître, l'adorer, l'aimer et lui obéir. Nous connaissons Dieu par la foi. Nous l'adorons par la prière et par le sacrifice.
Quel est le principal devoir du vrai chrétien ? D'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée, et de l'aimer par-dessus toute chose, et son prochain comme soi-même. D’être obéissant, humble, fidèle, loyal, persévérant, prudent, juste, confiant.
« Restons persévérant, gardons notre ferveur première, conservons notre courage, fidèle jusqu’à la mort, rejetons la doctrine des « Nicolaïtes » avec « leurs prétendues profondeurs » qui n’est que celle de satan, gardons les œuvres de Jésus jusqu’à la fin, soyons vigilants, faisons nos œuvres parfaites et veillons, gardons la parole, ne renions pas le nom de Jésus et de Dieu, soyons fervent et repentons-nous. Au diable la tiédeur » Apocalypse
Nous sommes dans la Grande Assemblée des sept églises du Seigneur de la Terre.
Les sept églises symbolisent l’époque et les qualités que les Enfants de Dieu doivent acquérir.
Nous sommes dans la dernière semaine symbolique de l’humanité, nous sommes dans la « matière ». (7*576 = 4032, deuxième semaine de Daniel).
Nous devons suivre le chemin de l’Amour.
Comme nous le dit Jésus qui inspira Paul, l’homme doit épouser les lois de l’Amour.
« « L’Amour est patient, plein de bonté; n'est point envieux; ne se vante point, ne s'enfle point d'orgueil, ne fait rien de malhonnête, ne cherche point son intérêt, ne s'irrite point, ne soupçonne point le mal, ne se réjouit point de l'injustice, mais se réjouit de la vérité Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. L’Amour ne périt jamais. » Le Livre
Qu’est-ce qu’un maçon ?
Définition d’un maçon : « Avoir la foi maçonnique, c’est transcender la contingence vulgaire de la matérialité temporelle comme spatiale par l’apprentissage opiniâtre du silence, de l’écoute, du renoncement, de la raison, de l’intuition, tous contenus dans ce qui se résume dans la CONNAISSANCE, pour vivre d’Amour, non contemplatif, mais d’action. »
La foi est du domaine de la grâce. Elle nous est donnée par notre croyance en Dieu créateur et Jésus, fils de Dieu, l’envoyé céleste suprême, le Messie d’Israël, le seul intercesseur entre Dieu le Père et les hommes.
Qui peut dire qu’est-ce qu’un maçon ? Mes frères et sœurs, certes, mais plus sûrement mes compagnons, je dirai de service ou « le guide inconnu » qui conduit le candidat à la cérémonie de réception de l’apprenti. Eux seuls peuvent nous orienter sur le chemin de l’apprentissage. Nous sommes des apprentis, apprentis servants.
Nous sommes des francs – maçons, des constructeurs. Nous désirons nous élever spirituellement, à ne pas confondre avec une élévation intellectuelle et morale cependant nécessaire. Nous ne cherchons pas uniquement l’unité psychique de notre personne, nous cherchons l’être spirituel, le divin qui est en nous, le graal. Il nous sera donné ou pas par la connaissance. Nous serons reconnu ou pas.
La conscience spirituelle n’est – elle pas de cette dimension ? Elle est connaissance. Elle nous sera donnée en fonction de la connaissance acquise.
Nous devons faire le silence en nous - mêmes, supprimer tous les bruits, nous recentrer, nous justifier. Tu n’es pas prêt, trop d’interférences de rétention, un autre silence se lève en barrage devant nous.
Comme pour tout bon constructeur, de bons outils. Les manier demande un apprentissage prudent si non l’imperfection guette. De plus un tablier déployé qui protégera d’éventuelles blessures n’est pas superflus.
Une seule question : le christianisme est- il compatible avec la franc- maçonnerie ? Je dirai oui, mais à travers une approche que seuls les maçons, indépendamment de leurs sectarismes, peuvent avoir, une approche en esprit et vérité dégagée de la tradition chrétienne, celle des hommes que les Pères de l’Eglise romaine ont établie, pour s’enfoncer par la religion qui relie à, dans les Ecritures foisonnantes de symbolisme qui portent la connaissance ultime. La franc- maçonnerie au départ était chrétienne. Certains l’ont dévoyé en disant déchristianiser ses rituels pour la rendre universel. Quel universalisme porte l’homme sinon lui- même ? Qu’est-il dans la création ? Un élément pas si important que cela puisqu’il connait la mort. Pour qui est la Vie qui a besoin de sa mort ? Il est donc important. Il procède bien de l’universel comme en, en étant un objet du processus. « Mais aucune universalité ne réside en lui en l’absence de Celui qui Est dans son action de création. » S.I
En dernier lieu, comment voulez-vous que celui qui a également honte de ses Frères puisse en espérer l’amitié. Il contrevient au deuxième commandement d’aimer son prochain comme soi-même. C’est lui qui rejette, nie le lien d’amour qui existe entre tous les constructeurs. Chacun est maître de son salut ou de sa perdition, ultime liberté.
Le christianisme n’est pas une philosophie du bien-être. Il est venu corriger les errances des initiations antérieures. Bien entendu, ce n’est que mon opinion. Existe-t-il différents états de l’être ? Je ne sais pas. Correspondent-ils à des positionnements différents dans notre progression ? Sûrement. Mais, ce qu’il y a de plus important, c’est que lorsque le vieil homme disparaît, l’enfant apparaît. Beaucoup pense être dans le monde des fées et des magiciens. Pourtant rien n’est plus réel que l’au-delà. La seule question à se poser ne serait – elle pas : que suis –je, moi qui crois être ? Et, bien rien quand on reste dans la vanité.
Que doit construire le chrétien ? Un temple, certes, mais un cloître intérieur hors du temps et de l’espace ordinaire, dans le silence, n’est-il pas mieux ? Obéissance aux règles de la vertu, pauvreté dans l’humilité et chasteté émotionnelle ne sont-elles pas des clefs, les Clefs.
La Franc-Maçonnerie a pour ministère, pour moi, de rassembler les hommes pour les conduire devant Dieu. Elle est un ordre initiatique. Elle nous fait commencer, débuter un processus intérieur. Elle nous met, en tant qu’individu, au début du chemin. Il ne s’agit pas de permettre à l’unité biologique de déboucher sur un autre plan, mais plutôt de dégager l’Etre spirituel de l’homme de chair. La recherche de Dieu n’a rien à voir avec un phénomène social. L’initiation n’est en rien la recherche d’une élévation intellectuelle et morale. Lucifer n’est pas Dieu, ne confondons pas l’outil de la création et le Créateur. Nous devons adorer Dieu en Esprit et Vérité, notre Dieu à tous, unique, puissant et tellement miséricordieux. Ma devise est le bien être pour le bien de l’Etre. Cet humanisme est bien plus puissant lorsque l’on s’en remet à Dieu plutôt qu’à l’homme ego, hypocrite dans sa démarche. Le degré ultime d’idolâtrie est atteint. L’homme est devenu sa propre idole. Il s’adore lui - même dans un individualisme mortel pour lui et pour les autres.
Les francs- maçon chrétiens doivent revenir, toujours pour moi, aux origines même de la franc- maçonnerie, à savoir redevenir porteur d’une recherche exégétique s’appuyant sur l’ésotérisme biblique les rapprochant ainsi d’une certaine « tradition kabbalistique » par l’emploi d’une méthode de la réforme « calviniste » ouverte à la libre interprétation des Ecritures selon le principe de la liberté de jugement et développer une méthode de symbolisation qui permettrait de mettre à jour ce qui a été « dissimulé derrière une approche phénoménologique des cycles intangibles de la nature ou objective, des concepts scientifiques primordiaux. Ainsi, du fait même de ce procédé, l’interprétation de chaque époque restait toujours dans la signification première essentielle du message transmis. » S.I
J’aimerai terminer par une ancienne prière découverte aux cours de mes travaux.
« Chevaliers de toutes les errances,
Venez sous les bannières de tous vos ordres recomposer vos compagnies,
Contre l’esprit malin croisez le fer,
Libérez l’Esprit Saint de ses fers, pour que lui, mon guide me mène jusqu’à toi mon sauveur, mon maître. »
Suis-je orgueilleux ? Un faux prophète ? Un loup ravisseur ? Je ne suis qu’un pauvre pêcheur qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas et qui reste dans l’humilité, l’obéissance, la fidélité et la loyauté.21. Les Faux Prophètes selon 1 Jean 2:22 “Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils”. 23. Les Faux Prophètes selon 2 Jean 1:7 “Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c'est le séducteur et l'antéchrist”.
Comme le disait l’Eternel à Ezéchiel : 2:6 Et toi, fils de l'homme, ne les crains pas et ne crains pas leurs discours, quoique tu aies auprès de toi des ronces et des épines, et que tu habites avec des scorpions; ne crains pas leurs discours et ne t'effraie pas de leurs visages, quoiqu'ils soient une famille de rebelles.
Sommes-nous tous, fils de l’homme en devenir, entourés de scorpions ? De Moi Je accusateur ?
« Il existe donc deux hommes, un du ciel et un de la terre. Les deux sont issus de la création. Et à un moment ils se rejoignent. Comment cela peut-il se faire ? Je dirai grand mystère de l’incarnation ou de la transmigration. Est-ce de la magie ? Certainement pas, pour moi c’est de la science. La prise de conscience d’une présence spirituelle au plus profond de chacun de nous, représente pour Jésus comme j’ai l’audace de le comprendre, le réel accès à la Royauté divine. De cette réalité, à la fois existentielle et originelle, nous ne sommes séparés que par un état de conscience déficient. Ne se trouve-t-il pas là notre prochain ? Celui qui est vraiment proche de nous ? Caïn a tué Abel. » S.I
Que nous dit Marie- madeleine ?
Le fils de l’homme est en nous, homme de chair qui a été créé pour mourir.
Sommes-nous semblable à des avatars ?
Le mystère est grand. Il dépasse l’entendement, mon entendement, mais c’est merveilleux.
Gloire à Son Nom !